De petits pas : sorti ce soir sans ma canne, à titre d’expérience. Je ne me rendais pas loin, à cinq minutes montre en main par les plis sinueux de mon quartier pour rejoindre le fier navire ancré par des amis au-dessus des voies. Une autre promenade est prévue pour demain matin, tant il me faut réapprendre la marche.
Archives de l’auteur : A.-F. Ruaud
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Participer à la création d’une librairie d’imaginaire à Bordeaux, la Librairie du Basilic, c’est non seulement une belle aventure et une vraie excitation intellectuelle et entrepreneuriale, mais cela me procure également de nouvelles et fort appréciées occasions de plus me rendre en centre-ville. Et je ne m’en lasse pas, de cette ville, décidément. Rien que de prendre le bus depuis chez moi jusqu’à la place de la Victoire, par le nouveau trajet que provoquent les monceaux de travaux un peu partout, c’est un plaisir : regarder défiler les façades (plus ou moins) beiges, observer les entablatures, les embrasures, les frontons, les fermes, les houteaux, les moulures, les portes, parfois un acrotère ou même des lambrequins et en tout cas les infinies variations des bandeaux — tout le vocabulaire minéral de la ville, que l’on ne regarde pas assez.
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Genre storytelling works well as enthusiastic co-creation by creator and audience. As an audience member, you have to be willing to be both familiar with and not jaded by tropes and devices specific to genre, and to appreciate each individual creation as part of an ongoing dialogue between individual creators and the rules and possibilities of genre. Once you, as a creator or audience member, lose enthusiasm for those particular constraints, diminishing returns set in, no matter how much a particular work or group of works are supposed to go against expectations or subvert the form. They still work best within an acceptance of that form in the first place. (Jayaprakash Satyamurthy)

