Ayant fort mal dormi cette nuit, j’ai fait un très long rêve consécutif : entre chaque bref éveil, je replongeais plus ou moins dans la même histoire, construite un peu comme la saison trois de Skam France mais avec un perso prénommé Alex, et une incursion vers la fin d’Olympia Dukakis dans son rôle de Mrs Madrigal (j’ai commencé à regarder la quatrième saison de Tales of the City) et, curieusement, de ma cousine Sylvie N. Étonnant comme tout ce récit se tenait grosso-modo sur la durée. Bon, ça c’est juste terminé par une grosse panne d’oreiller, comme on dit, ce qui m’arrive très rarement, j’ai été surpris et amusé de découvrir l’heure lorsque j’ai enfin émergé. (oui je sais, ma vie est palpitante)
#2788
Des ponts sur le temps : hier je rappelais à Michel une conversation que nous avions eu en 1994 ou 95, et aujourd’hui je commence à relire un roman (A Million Open Doors de John Barnes) que j’avais lu à Bordeaux lors d’un séjour chez Patrick, vers la même époque je pense. Down memory lane et toutes ces sortes de choses.
#2787
#2786
En me promenant sur les sites d’autres éditeurs, je trouve quelques propos dans lesquels je peux aussi reconnaître les Moutons électriques…
Chez Le Sonneur : « Sans d’ailleurs que nous n’ayons jamais eu le sentiment de suivre une autre « ligne » que celle de nos coups de cœur : bien souvent, le sens d’une maison n’apparaît, y compris à ses fondateurs, qu’avec le temps. Belle leçon de l’expérience : on ne défend bien que les textes que l’on aime, sans souci de coller à telle ou telle actualité, à telle ou telle mode. »
Chez Le temps qu’il fait : « Assumant pleinement leur statut de petit éditeur, elles poursuivent (…), non sans faire, avec plusieurs autres, ce constat quelque peu désabusé : le rétrécissement de leur rôle (poisson-pilote ou voiture-balai), la raréfaction des grands lecteurs, l’accroissement des coûts réels de diffusion, la diminution de la reconnaissance médiatique ne sont que les symptômes apparents d’un profond bouleversement de la vie du livre — dont il incombe à chaque acteur, de l’auteur au lecteur en passant par tous les médiateurs possibles, de retarder la déconfiture, avec acharnement. »
Chez les éditions Do : « On a beau savoir que cela va être très difficile, qu’on a de très bonnes chances de ne jamais décoller, que si on décolle on a des chances meilleures encore de se rater à l’atterrissage, on a beau savoir tout cela, on y va quand même. »
#2785
Ooooh, je reviens de la brocante Saint-Michel où tout à fait fortuitement j’ai croisé les pas d’une célébrité locale, que pour respecter son anonymat nous ne désignerons que par les initiales P. et M. Et cet homme qu’une bonté infinie pare d’un halo presque surnaturel, m’a fait deux cadeaux, dont… le dernier Fantômette qui me manquait !!!! Je suis joie, je suis émotion, et du coup je crois que je vais pouvoir assez aisément le pardonner d’avoir critiqué le bel orange de mon t-shirt. P.M. est formidable, il faudrait le dire plus souvent.


