#2254

J’ai commencé à sérieusement turbiner sur le « Bibliothèque rouge » Londres, une physionomie, pour lequel je n’avais encore qu’un gros article du professeur Mauméjean sur les clubs, dactylographié un journal de voyage de 1927, corrigé un article de Théophile Gautier, et sélectionné un certain nombre de textes à traduire. Ah, et j’avais aussi rédigé trois promenades/guides, tout de même. Maintenant j’attaque les morceaux les plus gros qui m’incombent. J’ai rédigé un article sur l’East End en 1888. Je débute celui sur le Londres d’Hercule Poirot, pour rester dans cet élan. Et je viens de me livrer à quelques savants calculs sur les âges probables de Jeeves et Wooster, lors de leurs célèbres mésaventures des années 1920…

#2253

La plupart de mes lectures sont dictées ou sont en lien périphérique avec mes travaux d’écriture. Qu’il s’agisse de me documenter ou plus simplement de m’entretenir dans une certaine ambiance, par exemple, et je ne saurai m’en plaindre car somme toute je ne travaille jamais que sur des sujets que j’ai choisi. Reste que cela écarte forcément d’autres lectures, et qu’ainsi trônent dans mon salon les derniers Murakami et Lodge, non lus depuis pas mal de mois déjà. Tout ça pour dire qu’ayant eu une idée d’article et après une petite discussion avec mon camarade Raphaël, je relis du Michael Moorcock. Le cycle d’Oswald Bastable, le nomade du temps. Et bon sang de bois que c’est bien !

Je n’avais plus lu du Moorcock depuis une bonne dizaine d’années, je le crains. Le fascinant Mother London et, un peu plus tard et pour un éditeur, son hélas très médiocre suite. Renouer avec cet excellent écrivain est un plaisir. Il y a tant et tellement à lire, la vie et les choix de circonstances nous poussent dans diverses directions et ainsi, tout en sachant fort bien que des auteurs comme Fritz Leiber, Ursula Le Guin ou Michael Moorcock, pour n’évoquer que trois géants du domaine des « littératures de l’imaginaire » (je n’aime guère ce terme fourre-tout…), sont excellents, je les ai trop peu lus ou relus ces dernières années. Et l’autre soir je me demandais vaguement qui je pouvais considérer comme étant mes « auteurs préférés ». En entendant par cette expression des auteurs que j’aime suivre de près, dont je lis tout ou presque, et de façon assez régulière. C’est la lecture ces derniers mois de tous les polars de Dorothy L. Sayers et de Margery Allingham, deux autrices que j’ai absolument adoré et auxquelles je reviendrai assurément, une telle assiduité sur ces deux seules autrices, qui m’a conduit à cette petite réflexion… Allez, liste-mania, en désordre…

• Christopher Isherwood — au point d’également suivre ses rares adaptations ciné, moi qui ne suis pas cinéphile.
• Patrick Modiano — intéressant documentaire il y a quelques soirs de cela sur Fr5.
• Haruki Murakami — en version anglaise ou française, indifféremment.
• David Lodge.
• André Franquin.
• Seth — le bédéaste canadien.
• Hubert — scénariste français de bédé, dont chaque projet, pourtant chaque fois très différent, me plaît absolument.
• Lewis Trondheim.
• Carl Barks.
• Jasper Fforde.
• Roland C. Wagner.
• Xavier Mauméjean.
• John Brunner.
• Mike Carey.
• Charles de Lint.
• Rex Stout.
• Michel Suffran — auteur de Bordeaux, pour moi l’une des plus belles plumes françaises.
• Gustave Flaubert — eh, quand même !
• Jacques Réda — immense poète des villes.

Je crois que c’est « tout »… mais je reviens régulièrement à bien d’autres auteurs, pour moi des valeurs sûres, tels Simenon, Giono, Jane Austen, Maupassant, André Maurois, Alexander McCall Smith, Elizabeth Goudge, Agatha Christie, Michel Pagel, Michel Jeury, Pierre Pelot, Jeffrey Ford, Tove Jansson, Ellen Kushner, Delia Sherman, Fabrice Colin, Jonathan Lethem, Robert Silverberg, Thomas Mann, Neil Gaiman, David Calvo, John Crowley, Thomas Disch, Walter Tevis, Russell Hoban, Armistead Maupin, Henry Green, Javier Martin, Rodrigo Fresan, Eduardo Mendoza, Robertson Davies, Bill Watterson, P. G. Wodehouse, Ian Rankin, Kate Atkinson, Peter Robinson, bien entendu les Sherlock Holmes et les Arsène Lupin… mais aussi les Harry Potter.

#2252

Vous sentez cette bonne odeur ? C’est celle de la peinture fraîche, qui n’a pas encore eu le temps de sécher sur les murs de ce blog tout beau tout neuf. Encore bien des travaux seront nécessaires avant que j’obtienne un aspect qui me convienne, mais en attendant voici déjà l’espace où je vais continuer à m’exprimer, après l’avoir fait depuis 2001 chez monsieur Blogger. Il aurait été très traditionaliste de ma part d’écrire « champagne ! » à ce propos, mais je n’aime pas le champagne et j’adore le cidre, et justement j’ai vu que fort curieusement une des catégories que j’avais autrefois créé est « cidre », alors allons-y : cidre !

Sinon, niveau lectures j’ai fini de lire tous les Albert Campion de Margery Allingham, polar anglais superlatif s’il en fut. Je me sens presque orphelin de cette lecture à l’assez long cours… Ai même lu les deux écrits par le mari d’Allingham, Longman Carter, après le décès soudain de son épouse. Et c’est fort, presque aussi bon, mais espionnage pur ce qui me botte quand même moins. Après ça, pour continuer un peu dans le polar thirties, lu un Leo Bruce, toujours rigolo, et un Francis Gerard, auteur totalement oublié et amusant mais atrocement inscrit dans tous les préjugés – de race, de classe – de son temps.

Et ayant bouclé Hercule Poirot, une vie, maintenant en dernière relecture auprès de mon camarade Mauméjean, j’embraye sur Londres, une physionomie, un Bibliothèque rouge voulant brosser un portrait de la ville (il y aura un Paris en parallèle). Je suis donc dans un papier assez long sur l’East End en 1888. Et me suis plongé dans une série tv anglaise qui prolonge parfaitement toutes mes recherches, tous mes envies de polar anglais… Foyle’s War, ça s’appelle, déjà sept saisons, j’ai de quoi voir. Polar commençant en mai 1940, à Hastings ; par le créateur principal des Poirot, Anthony Horowitz.

#2251

Revenant de la Poste, je vois un gros bonhomme avec une grosse moustache roussâtre affreuse, les joues couperosées, la mine renfrognée, je me dis qu’il a la trogne d’un major anglais de l’armée des Indes (faisant le… poireau sur le trottoir). Comme pour renforcer le cliché, il porte alors un moignon de cigare à sa bouche. Son épouse sort de la pharmacie… et lui parle en anglais. L’univers d’Agatha Christie me poursuit..

#2250

Cher monsieur Blogger,

Pourquoi tu as changé l’interface, dis? Voilà une stratégie qui relève d’un diction anglais: « il ne faut pas réparer ce qui n’est pas cassé ». Après des années d’abandon complet de l’interface, en voici soudain une toute nouvelle toute pourrie. Eh bien, bravo: après 2249 billets sur cette page, un de tes plus vieux clients, blogueur depuis 2001, va donc migrer vers WordPress dans une semaine ou quinze jours, c’est tout ce que tu as gagné.

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