#2680

Entre autres lectures du moment, j’avance avec un total délice dans Le Mystère du Léopard de Renée Dunan, roman policier de 1931 rendu disponible au sein du volumineux tirage limité ovin Le Roman de la fin des hommes (merci monsieur Mundzik). C’est du concentré de gentleman-cambrioleur, formidable, comme un improbable mais superbe pont entre Maurice Leblanc et Patrick Modiano.

#2679

Lorsque l’on aime la littérature, on peut aimer les mots, les ambiances ou les histoires, par exemple (ou les trois, et bien d’autres éléments encore d’une fiction). Parmi les choses que j’aime sont les mots, cette gourmandise. Dans les deux langues que je lis, le français et l’anglais. Il y a une friandise du mot inhabituel, notamment, et rangeant des étagères (j’ai transféré les essais sur le merveilleux et la science-fiction dans une petite bibliothèque à l’étage, afin de dégager les deux ultimes rayonnages pour les romans, au bureau), je me suis souvenu d’un mot que j’adore et qui ne figure dans aucun dictionnaire : un abditoire, une petite cache agencée dans tel ou tel endroit d’un meuble. Je ne sais plus pour l’instant dans quel polar (me semble-t-il) que cet aimable néologisme avait été créé (du verbe latin abdicere ?) mais le mot m’est resté… Un mot secret pour désigner une cachette.

#2678

Bouclage d’un très, très joli roman (Margot Delorme, nouvelle autrice), c’est ce moment dans ma « vie éditoriale » où je me sens à la fois anxieux et exalté, les ultimes corrections, les derniers regards, puis ce livre partira chez l’imprimeur et il appartiendra bientôt aux libraires, aux chroniqueurs, aux lecteurs… En espérant qu’il leur plaise, à tous, mais comment plaire à tout le monde ? Je n’ai jamais appris, en 15 ans d’édition, à « m’en foutre », à n’être pas touché par les retours, qu’ils soient positifs ou négatifs.