#2951

Ivresses d’encre. Acheté ce matin un chef-d’œuvre de fantasy, Castelmaure de Trondheim & Alfred, et me suis enivré ce midi à la fois de sa puissante senteur d’encre fraiche, de sa beauté graphique et de la force d’un splendide conte de fées post-moderne. Et puis, en début d’après-midi, un livreur m’a apporté sans prévenir à l’avance un colis des premiers exemplaires de Celtes !, le pavé splendide concocté par ma petite sœur Sara et mes frangins Mérédith et Melchior — oh le choc esthétique, je ne m’attendais pas à les recevoir et considérer soudain cette pile de beaux livres, dans leur écrin vert et or, quel bonheur ; et puis en ouvrir un et cette fois encore, humer le puissant arôme de l’encre fraîche… J’suis camé.

#2950

Ayant fait un saut dehors pour aller déposer moult courrier dans l’unique et lointaine boîte-aux-normes, et slalomé entre les parents-avec-enfants d’un trottoir à l’autre (apparemment avoir des mômes confère l’immunité contre la covid, puisque ces vaillants reproducteurs de la race ne portent surtout pas de masque), je rentrais tranquillement en savourant la grande et belle lumière de fin de journée, lorsqu’un peu de pluie est tombé sous le soleil, chaque goutte en or fondu, un véritable ravissement — mais alors que j’arrivais à ma porte, j’entendis derrière moi un grand vlaouf ! et n’eus que le temps d’ouvrir pour éviter la soudaine averse d’orage. Je crains que les parents-avec-enfants n’aient été copieusement trempés.