#2783

Message de service – stop – important – stop – go Sara go !

Se trouvant en pleine mutation (restructuration du catalogue, changement de diffuseurs en octobre, etc.), les Moutons électriques ont pris la décision de monter d’un cran leur ambition en matière d’essais sur la pop culture : plutôt que de continuer notre « bibliothèque des Miroirs » classique (c’est-à-dire en petit format, noir et blanc), qui a déjà eu de beaux jours, nous avons commencé à développer une collection de beaux livres tout en couleur, en grand format ou en format carré, et même certains en petit format semi-poche ; toute une gamme de beaux livres.

Ce type d’ouvrage demande des enveloppes budgétaires importantes, et si dans la majorité des cas c’est accessible à une petite maison indépendante comme la nôtre (voir Hayao Miyazaki, nuances d’une œuvre dirigé par Victor Lopez ou nos prochaines parutions de fin d’année : Le Dico féerique intégrale dirigé par AF Ruaud, Paranormal ! de Philippe Tomblaine et Conan ! de Simon Sanahujas, tous à sortir fin 2019, en plus de la réédition souple de Japon !), dans certains cas le projet est d’une telle ampleur, tellement ambitieux et coûteux, que pour le lancer nous avons besoin de l’appui d’un financement participatif — besoin de vous, lecteurs, afin de nous aider à aller vraiment plus haut, plus loin.

Ça a été le cas avec l’édition reliée du Panorama illustrée de la fantasy & du merveilleux et avec Japon ! de Julie Proust Tanguy, deux beaux livres qui allèrent bien au-delà de ce que nous osions espérer.

Tout cela pour dire que nous lançons donc un nouveau financement participatif (un « crowdfunding »), pour un troisième panorama, cette fois sur l’imaginaire celtique… Et c’est ici : https://fr.ulule.com/celtes/

Avec Celtes ! Panorama de l’imaginaire celtique, volume placé sous la direction de Sara Doke,nous souhaitons réaliser l’essai ultime sur l’influence du folklore celte sur notre imaginaire, le graal littéraire de la mythologie arthurienne. 

#2782

Dimanche. Ce matin il ne me restait presque pas de monnaie, à la brocante, donc il est heureux que je n’ai point eu à hésiter entre divers achats : c’est même avec un certain amusement que j’ai écarté quelques Robbe-Grillet et Duras dans une pile, pour me saisir de romans de Bonzon, Guillot et Berna que je n’avais pas encore. Chacun ses classiques, et si déjà lu les deux premiers avec intérêt, c’est avec amour que je lis les trois autres. Sans hiérarchie littéraire, car aussi bien une semaine précédente j’avais jeté mon dévolu sur une jolie série de Maupassant et encore sur un Modiano, et je regrette somme toute que l’on ne trouve jamais d’Oster ou de Gracq en chinant.

#2780

Bon, je l’ai déjà avoué en ces lieux, je m’amuse à signer d’un pseudo mon cycle des enquêtes de Bodichiev : Olav Koulikov, auteur surgit de cette uchronie. Et ce qui vient également de surgir, ce sont les premiers exemplaires du deuxième volume, chez la toute jeune maison Moltinus, qui a repris le destin des « Saisons de l’étrange ». Et je m’avoue fier, heureux, content.

https://www.moutons-electriques.fr//bodichiev-2

#2779

Curieux fonctionnement de la mémoire. Lorsque j’étais en fac de lettres, à Bordeaux III, il s’est trouvé quelques fois un peu avant l’été que j’aille avec des copines ou avec des copains au bord de l’océan, à la plage du Truc vert (oui, c’est réellement son nom, c’est sur la presqu’île du Cap Ferret, du côté du large). À l’époque, le Truc vert était une plage nudiste, ce qui ces trois ou quatre fois-là me sembla merveilleusement libérateur. Mais ce qui est curieux, pour revenir au début de ce paragraphe, c’est qu’il semble que je ne me souvienne réellement que de l’une de ces occasions — ou bien, s’agit-il d’un amalgame dans mon souvenir de plusieurs épisodes distincts ? En tout cas, j’ai le souvenir distinct de deux garçons, que pourtant je n’ai vu qu’une seconde pour l’un, une heure ou deux pour l’autre. Il y a ainsi des images qui marquent profondément, des chocs esthétiques — par exemple le garçon rieur que je vis rentrer dans l’eau au moment où j’en sortais, tout comme des années plus tard le garçon torse nu que je vis traverser un pont à Lyon. Il faudrait pouvoir brancher une imprimante sur nos souvenirs afin d’obtenir une belle photo, sans doute un peu floue sur les bords, mais tout de même. Deux nuits de suite que je rêve des garçons du Truc vert, pourquoi donc ? Mystère du sommeil et de ce qui remonte en mémoire comme une écume sur le vague à l’âme.